Ce que nous savons…
Un film de
Louise Hervé et Chloé Maillet
Dans un futur indéterminé, une famille, celle de Jakub Schorman, vit paisiblement dans un appartement-bunker, approvisionnée à distance par des entreprises tentaculaires. Ils redoutent une invasion extra-terrestre.
In an unspecified future,Jakub Shorman’s family are living peacefully in their self-sufficient lodgings, supplied with branded goods by all-powerful international combines.The family seem to be quite worried about an impending alien invasion.
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«Ce n’est pas la première fois que nous autres négociateurs sommes confrontés à des difficultés. Il est vrai que nous avions pensé au départ que les présentes négociations seraient rapidement réglées, mais force a été de constater que nous avions tort. Les terriens semblaient au départ en bonne position, mais récemment l’équilibre s’est renversé ; ils nous ont fait un certain nombre de propositions que nous avons jugées inacceptables. Nous avons cru que l’augmentation du nombre de nos négociateurs jouerait en notre faveur, mais ceci n’a pas suffi à leur faire renoncer à leurs prétentions déraisonnables. Ne parlons pas d’échec, mais il faut avouer que la situation à laquelle nous en sommes arrivés aujourd’hui est inédite, et relativement préoccupante. Les non-terriens ont organisé un véritable siège de Paris. Pause. Bernal reste silencieux quelques instants puis reprend le fil de son discours. Quoi qu’il en soit, rappelons-nous qu’en raison de leur totale absence d’enveloppe cutanée, le mode de vie des non-terriens est complètement incompatible avec le nôtre. Une occupation de notre territoire est de ce fait hautement improbable à court terme. » |
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Dans Ce que nous savons…, la science-fiction nous permettait de faire l’hypothèse d’une société presque uniquement préoccupée par les soins de la peau et du corps, qu’il s’agisse de nourriture ou de cosmétique. Pour cette société, l’Autre par excellence était incarné par ces non-terriens dépourvus d’enveloppe cutanée, dont l’invasion imminente constituait l’intrigue-prétexte du film. La science-fiction nous a également permis d’élaborer l’hypothèse de la disparition des media (télécommunication, vidéo, photographie). La parole se trouvait donc investie de toutes leurs fonctions. Les dialogues servaient ainsi à la transmission des informations qu’elles soient publiques ou privées. La description devenait une forme majeure du discours. En somme, tâchons d’imaginer ce film comme la rencontre d’Ernest Renan et de Barbarella, l’un guidant l’autre dans les cercles de la science-fiction comme Virgile guidait le Dante de la Divine comédie. |

Fiche technique.
Film 16mn transféré sur Beta num, couleur, 44’.
Avec : Sigrid Bouaziz, Lolita Chammah, Gilles Esposito, Laurent Lacotte, Aurélie Loy, Emmanuel Mouret, Emmnuelle Richaud, Clément Rodzielski et Bertrand Tardy.
Production Art-netart/Arcadi
Avec le soutien du Pôle image Haute Normandie, du Ministère de la Jeunesse et des Sports, de la Ville de Paris, de Kodak, Sephora France, Balenciaga, Eb-trans, Make Up For Ever.
Assistant réalisation……………………………………….……………..…Guilhem Amesland
Image…….…………………………………………………………...........……..Claire Dutat
Scripte…………………………………………………………………...….Victoria Musiedlak
Sons………………………………………………….….……Alexis Levoir et Jonathan Merlin
Montage…………………….…………………………………………………..Benoît Sauvage
Directeurs de production………...…………………….......Michèle Maillet et Thomas Antoine
Régie…………………………………………………………………………….Benjamin Bohi
Assistant régie…………………………………………………………..……Florent Lumbroso
Costumes féminins………… ……………………………...Balenciaga par Nicolas Ghesquière
Costumes masculins……………………………………………………..…..Alexandre Fléveau
Costumes de nuit……………………………………………………………...……Renaud Duc
Maquillage………………………………………………………………....…Florence Valaeys
Décors……………………………………….………….…..Sidney Dubois et Marianka Baude
Effets spéciaux…………...…………………………………….……………...Arnaud Delatour
Accessoires…………………………………………………………….……..Charlotte Leclerc
Musique originale………………………………………………..……...……….Gérald Kurdian