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Olivier Bardin biographie : (extrait) Né en 1969 à Saint-Étienne. Il vit et travaille à Paris. « Les stratégies développées par Olivier Bardin se fondent sur le refus de l'image toute faite pour privilégier une investigation, à partir de différentes formes d'échanges socialisés, sur ce qui, en deçà de l'image, crée les conditions de toute représentation. Ce qui intéresse l'artiste est d'envisager la construction d'une situation capable d'inclure une communauté d'individus, et susceptible d'avoir des répercussions sur l'ensemble des représentations que les participants se font des autres et d'eux-mêmes. Olivier Bardin cherche à questionner les effets de la transmission de l'image, ce processus d'auto-apprentissage et d'affirmation de soi qui se construit dans la circulation des images qu'implique toute relation. (…) La dialectique du one to one impliquée dans la plupart des dispositifs d'Olivier Bardin se fonde sur l'idée selon laquelle l'image que l'on se fait des autres est révélatrice de soi-même. (…) C'est à partir de la participation d'Olivier Bardin au projet de télévision locale de Pierre Huygue que le plateau est devenu le territoire privilégié de mise en scène de la plupart des propositions. On peut définir un plateau comme le support concret sur lequel vient se rassembler tous les éléments matériels et humains présents au moment d'une réalisation. La forme choisie pour l'exposition condense des composants fondamentaux : un lieu aux limites bien définies ; un ou des personnages, un public. Quelle que soit sa délimitation - un néon de couleur et l'épaisseur d'une vitre, le dispositif technique d'un plateau de télévision - le plateau est avant tout une scène d'exposition de la personne. (…)Le dispositif d'Olivier Bardin est donc la construction d'une situation qui contraint celui ou celle qui s'y soumet à agir, à prendre des décisions qui à chaque fois vont produire chez l'interlocuteur, comme chez le locuteur lui-même, des représentations. C'est aussi une sorte de piège où les participants se trouvent être conduits quelque part sans qu'ils ne sachent très bien ni où ni comment. Le plateau fonctionne ainsi sous le scalpel de la caméra comme le lieu de projection au ralenti de notre être social, capable de matérialiser "le plan de consistance" spécifique à chaque individu ; la façon spécifique à chacun d'avoir lieu. (…) »
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